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Les artistes

Sofian Audry

Site web: http://sofianaudry.com

Sofian Audry détient un baccalauréat en mathématique informatique, ainsi qu’une maîtrise en science informatique de l’Université de Montréal. Depuis 2004, il a développé différents projets installatifs et web, tant à titre individuel que collectif. Il s’est joint au centre d'artistes Perte de Signal en 2005 et vient de terminer une maîtrise en communication (UQAM, 2008). Son travail a été présenté au Canada et en Europe dans de nombreux festivals et expositions.

Marqué par une formation en traitement de l’information et un intérêt pour la modélisation du langage, Sofian Audry travaille dans un créneau qui mêle les nouvelles technologies aux mécanismes cognitifs et sociaux de l’être humain. Les œuvres qu’il conçoit s’édifient à l’aide d’algorithmes complexes et traitent les données que génère l’activité d’interfaces ingénieuses. Il détourne pour ainsi dire les acquis de sa formation scientifique dans la poursuite de projets dont l’inventivité explore des questions liées à la mise en réseaux d’entités définies et à la gestion de dynamiques engendrées par le passage de données. Ses œuvres se présentent sous forme de montages interactifs, témoignant d’une recherche sur la transformation de dispositifs dans le temps et les conduites qu’ils suscitent. Le caractère pour le moins dialogique de l’interactivité se trouve déjoué, car l’artiste mise davantage sur l’empreinte laissée dans l’œuvre par le visiteur. Par son mouvement, celui-ci crée une dynamique et fait en sorte que les images, les mots, les réseaux d’association s’accumulent et poursuivent, ce faisant, une évolution temporelle. Dans ses travaux récents, Sofian Audry s’intéresse plus particulièrement aux interventions électroniques, s’agissant cette fois d’insérer des objets technologiques dans l’environnement naturel, afin de créer de nouveaux types d’interactivité. L’œuvre entre ainsi dans une dynamique réelle et prend place dans son positionnement même, venant perturber, sinon modifier le cours des choses.

Jonathan Villeneuve

Site web: http://www.jonathan-villeneuve.com

Jonathan Villeneuve détient un Baccalauréat, en Arts Visuel de Université du Québec à Montréal, complété en 2004. Ses principaux champs de création sont la vidéo, l’installation et les applications de l'interactivité en art médiatique. Il s'est à joint l'équipe Drone en 2004, comme directeur artistique du projet. Il travaille présentement à des projets d'oeuvres installative & immersives et poursuit sa recherche dans le domaine des arts visuels & médiatiques, tant comme membre du collectif Drone, qu'à titre individuel.

Mon travail s’attarde sur la relation que nous entretenons avec notre cadre de vie dans ses spécificités culturelles et sociales, en explorant les possibilités du processus narratif. Mes oeuvres solos ont été primées lors de concours et ont été exposées dans le cadre d’exposition de groupe.

Dans Cube, je décris un parcours en spiral, filmé de huit angles différents. Les huit séquences sont montées de façon à former un cube virtuel en trois dimensions qui pivote sur lui-même, révélant successivement l’ensemble des points de vue filmé. Dans Réflexion, une structure verticale construite à partir de tiges métalliques brossées, de miroirs et de panneaux de bois, contient un moniteur vidéo en l’une de ses faces. Le moniteur diffuse une animation 3D représentant l’installation disposée dans l’espace de la galerie. Pour La Station, une station mono place d’auto surveillance est représenté par deux schémas explicatifs : un imprimé et l’autre animé. Une boîte de bois qui pourrait hypothétiquement contenir la station est présentée en avant-plan. Dans EOTB, cinq écrans de projection arrière sont assemblés de façon à former un cyclorama immersif. Douze hauts parleurs sont disposés au centre et demandent à être tirés vers le bas pour permettre au spectateur d’entendre les différentes pistes sonores. Une nouvelle trame narrative est construite à partir de l’amalgame sons/image.

Formellement, ma production s’articule autour de la mise en espace de ce processus. Les images, les sons et les objets qui habitent l’espace, sont détournés de façon à re-contextualiser leur fonction usuelle tout en s’y référant, augmentant ainsi leur potentiel narratif. Les mécanismes physiques de l’œuvre, qu’ils soient fixes ou mobiles, participent à la construction d’un hyper espace où le public est invité à construire une nouvelle trame narrative à partir des éléments présents dans le lieu. Les notions du dedans/dehors, intérieur/extérieur, immersion/émersion s’opposent et amène le spectateur à se positionner dans le temps par rapport à l’espace physique et virtuel de l’oeuvre.

Depuis 2005, j’ai principalement travaillé en collaboration, au sein des collectifs Drone et Perte de Signal. Ces oeuvres collectives s’attardent à la relation que nous entretenons avec les multiples systèmes d’interfaces utilisés quotidiennement (Guichet bancaire, télévision, clavier d’ordinateur, etc.) et au rapport qui s’établit par processus de médiation. Ce travail expérimente de nouveaux types de rapports à l’interface, dans une perspective ludique et réflexive, activée par une action suggestive plutôt que directrice.

Dans Grace State Machine, une performeure voit ses mouvements être lus par une combinaison de capture de mouvement. Ses gestes activent les mouvements d’une structure métallique robotisée. Dans Travel Agent, un tapis électrosensitif permet au spectateur d’appeler successivement des images vidéo de la ville en se déplacent sur la surface interactive. Dans TraceL, une structure sonore et lumineuse réagis au passage des spectateurs, produisant un espace global engageant physiquement. Pour TraceV, un écran cathodique diffuse successivement des images préenregistrées, ou captées en temps réel. Le moniteur télé balaye verticalement l’espace de la galerie, se déplacent sur l’axe d’un levier mécanique. L’aspect hybride de l’oeuvre, réfère à l’objet quotidien. Finallement, Abysse est une installation in situ en réponse à la structure particulière du plafond du Centre d’art Expression de St-Hyacinthe.

Myriam Bessette (réalisation sonore)

Détentrice d’un baccalauréat de l’École des arts visuels et médiatiques de Montréal (UQAM), Myriam Bessette s’est jointe au collectif Perte de Signal en 2001. Son travail s’oriente principalement vers les arts médiatiques où elle explore la création, l’installation et la monobande vidéonumériques. Ses bandes ont été diffusées dans de nombreux festivals, dont Sonar (Barcelone), le New Zealand International Film Festival (Auckland), l’European Media Art Festival (Osnabrück) et Images du Nouveau Monde (Québec). Sa première installation vidéonumérique, Pernutation, a été exposée à Montréal ainsi qu’à la galerie Séquence (Saguenay) et l’oeuvre Azur (2001) a été récemment acquise par le Musée national des beaux-arts du Québec.

Lorsque nous nous retrouvons devant les images en mouvement de Myriam Bessette, nous ne savons pas à laquelle de ses composantes il nous faut accorder la préséance. La démarche qui sous-tend ses oeuvres ne semble pas donner la prérogative au visuel. Le sonore s’entremêle aux images, car il s’agit non pas de juxtaposition ou de superposition, mais plutôt d’un art vidéo qui procède de l’entrelacs et qui provient de l’animation expérimentale. Les cillements y sont à la fois visibles et audibles, et si la lumière, la couleur nous transportent à l’intérieur d’un univers formel hypnotique, nous sommes tout autant obnubilés par la résonance sonore des oeuvres qui semblent d’elles-mêmes bruire jusqu’à nous. Nous y expérimentons le grésillement et le scintillement dans une sorte de crépitation chromatique, laquelle esquisse au bout du compte un temps d’arrêt pour notre regard.

Si l’artiste ne tourne pas d’images à partir du réel, elle collige cependant des échantillons de sa voix – source de tous les sons qu’elle intègre – et rassemble des constructions graphiques sur papier, pour ensuite numériser ses dessins et créer des objets médiatiques qu’elle monte, colore, anime, met en mouvement, ondule et infléchit. L’image ne naît donc pas du vide, au contraire, elle apparaît d’abord dans une forme matérielle et tangible. Les modulations que l’artiste orchestre nous plongent dans un espace, immatériel cette fois, composé d’ondes et d’images aux références organiques, tant par leurs courbures que leur défilement à la surface de l’écran. Nous sommes immédiatement fascinés et devenons, par notre corps percevant ces images éphémères, la caisse où elles résonnent.

Samuel St-Aubin (conception électronique)

Samuel St-Aubin est actif dans le domaine des arts électroniques depuis 2002. Il a œuvré au sein des collectifs Zone Grise, Drone, Kondition Pluriel ainsi qu'avec différents artistes montréalais. Il a participé à plusieurs performances, installations et événements, travaillant tour-à-tour au niveau sonore, visuel et interactif. Il vit et travaille à Montréal.

Technicien en électronique et artiste sonore, il a pris une part active dans la conception et la réalisation des installations interactives de l'équipe Drone. Un groupe de recherche qui combine l’art visuel et la programmation informatique, ayant développé un logiciel au service de la vidéo d’art interactive.

L’intérêt que manifeste Samuel St-Aubin pour l’électronique l’a mené à rencontrer nombre d’artistes et d’intervenants des arts médiatiques pour lesquels il agit en tant que conseiller et/ou technicien en matière d’art électronique et comme soutien à la réalisation de maints bricolages interactifs, électroniques ou faisant appel aux nouvelles technologies.

Sa pratique part d'un constat : on peut percevoir, à travers l’électronique, la force des liens qui coexistent entre le monde et les concepts qui s'y rattachent. Aussi, la qualité première des nouvelles technologies en électronique est la capacité de quantifier, d’analyser et de communiquer la réalité. C'est en ce sens qu'il s'’intéresse à la mise en forme d'expressions nouvelles - fragmentées ou entières - et qui témoignent de ce qui nous entoure, de ce que nous vivons. L’art est d’abord et avant tout une exploration de nos multiples réalités.

Perte de Signal

Site web: http://perte-de-signal.org

Perte de Signal est un centre de production, de recherches et de développement de projets artistiques en arts médiatiques. Prenant différentes formes – de la création sur disque numérique à l’installation immersive in situ – les projets de diffusion cherchent à repenser les modes de présentation des oeuvres numériques. De plus, l’organisme sans but lucratif commande une structure de prestation de service qui offre à sa collectivité un apport professionnel en terme de représentation d’artistes, de production d’oeuvres et d’événements, de location d’équipement, de commissariat d’exposition, de parrainage, de réseautage, d’édition, de défense des droits d’auteurs, d’appui à l’amélioration du statut socio-économique de l’artiste et de soutien au développement des arts médiatiques.